Le SO Châtellerault est fier d’annoncer la nomination de Mounir EL HAIMOUR en tant que directeur sportif.
Ancien joueur du club et fort d’un parcours riche en France et à l’étranger, il revient aujourd’hui avec l’ambition de contribuer au développement du projet sportif, en s’appuyant notamment sur la formation et les jeunes du territoire.
– Découvrez ci-dessous ses premières réactions et sa vision pour le club à travers une interview exclusive.
Le club lui accorde toute sa confiance dans la réussite de cette mission et se réjouit de le voir s’inscrire pleinement dans ce nouveau projet.
🎤 Interview – Mounir EL HAIMOUR; Nouveau Directeur Sportif
1. Peux-tu te présenter et revenir sur ton parcours dans le football ?
Je m’appelle Mounir El Haimour,j’ai 45 ans.
J’ai commencé le football à l’ES Guérétoise, où j’ai rapidement intégré l’équipe première en senior. J’ai ensuite rejoint le SO Châtellerault au début des années 2000, où j’ai évolué en CFA, notamment sous les ordres de Stéphane Moulin.
Par la suite, j’ai poursuivi ma carrière à l’étranger, notamment en Suisse, où j’ai signé mon premier contrat professionnel à 23 ans. J’ai évolué en deuxième division suisse avec notamment Yverdon-Sport FC, avec qui j’ai été champion de D2, puis dans d’autres clubs comme Neuchâtel Xamax.
J’ai également connu une expérience en première division russe, où j’ai été entraîné par Rolland Courbis, avant de rejoindre l’Angleterre et le Barnsley FC en Championship.
Je suis ensuite revenu en France en 2010, où j’ai entamé une reconversion en management du sport, tout en continuant à jouer, notamment à Poitiers puis à Chauvigny, avant de terminer ma carrière à Châtellerault.
2. Qu’est-ce qui t’a convaincu de rejoindre le club et son projet ?
C’est avant tout la confiance des présidents. Il y avait sûrement d’autres profils, et le fait qu’ils pensent à moi est une vraie marque de confiance.
Je fonctionne beaucoup à ça. Et puis, il y a aussi le challenge : il y a beaucoup de choses à construire. On partage la même vision, et c’est toujours plus facile de travailler dans ce contexte.
3. Comment définirais-tu aujourd’hui le projet sportif du club ?
Il ne faut pas tout remettre en cause. Il y a des bases intéressantes à conserver. Mais il faut structurer davantage, notamment autour de la formation.
Quand je suis arrivé à Châtellerault, le club était une référence, avec des équipes jeunes au niveau national et une vraie attractivité. L’objectif est de retrouver progressivement cette dynamique.
4. Le rôle de directeur sportif est souvent méconnu : comment définirais-tu concrètement ton rôle ?
Mon rôle va être d’abord d’analyser et de faire un diagnostic global du club, en interne comme en externe. Ensuite, je proposerai des orientations en fonction des objectifs fixés avec les présidents. L’idée est d’apporter une vision, de structurer et de donner de la cohérence à l’ensemble.
5. Quels seront tes axes de travail prioritaires dès cette première saison ?
La priorité sera de créer une vraie cohérence entre la formation, les jeunes et le monde senior. L’objectif est de redonner une identité forte au club, avec des joueurs du territoire, des éducateurs investis et une vraie dynamique collective.
6. Quelle place souhaites-tu accorder à la formation et aux jeunes ?
Une place très importante, même centrale dans le projet.
Aujourd’hui, on a déjà des jeunes de qualité au club. Le but, c’est de s’appuyer sur ce travail-là et de le valoriser encore davantage. Quand on regarde ce qui fonctionne dans certains clubs, on voit que la formation est essentielle : avec de bons éducateurs et un bon suivi, les jeunes peuvent progresser rapidement et atteindre un bon niveau.
C’est aussi ce qui fait la valeur d’un club. À une époque, Châtellerault était une référence au niveau amateur, avec des équipes jeunes performantes et plusieurs équipes seniors à bon niveau. L’objectif, à terme, c’est de retrouver cette dynamique.
Mais dans un premier temps, il faut surtout structurer et valoriser ce qui existe déjà. Il faut aussi travailler en lien avec les parents, créer une forme de co-éducation, et instaurer un climat de confiance autour des jeunes.
L’idée, c’est vraiment de créer un environnement sain, familial, avec de la transparence, pour permettre aux jeunes de progresser et, à terme, d’intégrer l’équipe première.
7. Quelle identité de jeu ou d’état d’esprit veux-tu installer au sein du club ?
Aujourd’hui, c’est compliqué de parler d’identité de jeu sans connaître précisément les joueurs et les profils dont on dispose.
Contrairement à certains clubs professionnels qui ont déjà un socle et une structure bien définie, nous, on doit d’abord construire les bases. Chaque éducateur a aujourd’hui sa manière de fonctionner, et c’est normal.
La priorité, dans un premier temps, ce n’est pas d’imposer un style de jeu, mais plutôt de créer des fondations solides : instaurer de la confiance entre les joueurs, les éducateurs, les familles et l’ensemble du club.n Il faut aussi que chacun reste dans son rôle, que le cadre soit clair et que le fonctionnement soit cohérent. C’est à partir de là qu’on pourra, progressivement, aller vers une identité commune.
8. Comment comptes-tu t’appuyer sur les éducateurs, bénévoles et l’environnement du club ?
Ils sont indispensables. Sans bénévoles et sans éducateurs, un club ne peut pas fonctionner. Ce sont des personnes qui donnent énormément de temps et d’énergie. Il est important de les valoriser, de les écouter et de créer une vraie cohésion autour d’eux.
9. Comment vas-tu travailler avec le coach au quotidien ?
Je vais avant tout observer et comprendre son fonctionnement. Mon rôle sera d’apporter un regard extérieur, sans empiéter sur son travail. L’idée est d’échanger, de dialoguer et de créer une cohérence globale.
10. Qu’est-ce qui ferait dire dans 2 ou 3 ans, que ton passage au club est une réussite ?
Si on arrive à installer une vraie dynamique de formation, avec des jeunes qui intègrent l’équipe première. Former des joueurs et les voir évoluer au plus haut niveau du club, ce sera un indicateur fort de réussite.
11. Quel message souhaites-tu adresser aux supporters, licenciés, bénévoles et partenaires ?
Déjà, un grand merci à toutes les personnes qui font vivre le club malgré les difficultés. Aujourd’hui, on est tous dans le même bateau, et ce qui nous rassemble, c’est l’amour du club. L’objectif est de recréer une vraie dynamique, un esprit de famille, avec plus de cohésion entre tous les acteurs.
🗣️ Mot des coprésidents
Julien Vivier :
« Mounir est une personne avec de grandes valeurs et une vraie connaissance du football. Nous sommes convaincus qu’il va apporter beaucoup au club et contribuer à son développement. »
Hicham Dahmoume :
« Au-delà de ses compétences, c’est une personne humaine, qui correspond parfaitement à l’état d’esprit du club. Nous lui faisons confiance, c’est pour cela que nous avons souhaité lui confier ce rôle. »
«Il est très motivé, notamment pour accompagner les jeunes et leur transmettre son expérience. C’est quelqu’un qui connaît déjà le club, où il a joué, et cela compte énormément pour nous. »
Propos recueillis par Alexandre AGNESE – SO Châtellerault
© SO Châtellerault



























